Fiche technique
Elément:
Gravité
Support:
Bitume
Accessibilité: Facile mais...
Risque: ...très élevé
Sensation: ça siffle à 110
Lieu:
Route de montagne
Vitesse max: 130km/h
But: Gros speed

 

 

 
Vidéo: Tous mes rides autour du monde.

 

Compétition ou descente sur route ouverte: sécurité maximum.

Sport de descente connu pour être dangereux, la streetluge n'en n'est (presque) rien. Les riders non prudents,non concients des risques l' apprennent vite à leur dépend (après un séjour aux urgences)que la sécurité, concentration et technique en font un sport extrême à part entière avec ses règles, préparations, fédérations et compétitions. La streetluge ou luge sont la Formule 1 de la gravité avec des vitesses pouvant dépasser 130km/h.

Cette discipline est née aux USA dans les années 80. Elle a ensuite débarqué en Europe puis en France où il y a de plus en plus de riders, de compétitions et de médiatisation.

Comme la valise...tout en carton!!!

J'ai débuté la streetluge en été 2001 suite à un accident en downhill skate où je me suis fracturé le pied, jambe et maléole. Opéré fin Novembre, le bilan était simple, pas de ski, skate ou autres pendant 4 mois...donc pourquoi pas me fabriquer ma propre luge. Ma première luge était en carton!!! je voulais être sur des cotes et dimensions. Quand tout m'a semblé parfait, j'ai alors recopié les gabarits en carton sur des tôles d'aluminium puis coupé et plié à l'identique. Les premiers tests n'ont pas été concluant, mais après quelques modifications et découpes, tout était au point.J'ai commencé à m'entrainer et courir sur les compétitions l'été suivant. Je fabrique maintenant mes luges persos et en fournis aussi pour d'autres riders.


Du carton vers l'alu et les 1er essais.



2006: Luge home made prête à rouler.



Run à l'autre bout du monde: Hawaii.

 
Ma luge carénée. Ainsi qu'une"bulle" à l'arrière pour éviter les traînées d'air. Cliquez ici pour shaper votre luge.

On peut acheter sa luge en magasin (www.sc8.fr) ou la construire soit même. Il n'y a presque aucune règle sur les luges lors de compétions. Elles doivent juste ne pas présenter de risque pour les autres concurrents.La plupart des riders montent leur luge en 3 trucks, donc avec 6 roues. Deux devant ce qui permet une meilleure adhérence et une usure minimisée des roues et un truck à l 'arrière voir deux comme à l'avant.
Les roues sont de différentes marques, mais tout le monde utilise le même diamètre (entre 80/85 mm). La dureté diffère aussi entre 75a(mou) et 80a(dur).
Les trucks qui permettent à la luge de tourner sont en général à axe flottant. Cela signifie qu'en plus des roues équipées de roulements, l'axe du truck est lui aussi monté sur roulements pour "2 fois moins de friction". Maintenant, la tendance se dirige vers des streetluges profilées et carénées, non pour une meilleure entrée dans l'air mais surtout pour stabiliser la trainée et les perturbations derrière soi. Ainsi pendant les boarders (duels) en compétition, il est "impossible " pour les adversaires de profiter de l'aspiration occasionnée par les perturbations.

Trucks flottant aussi "home made"

Roues fondues et déformées: kripto!!!

Casque toujours maison profilé lui aussi.


Inclinaison maxi, trajectoire intérieure.


Position assise pour freinage puissant.

Après la présentation matérielle, passons à la techinque. Les pieds devant, allongés, on tient les poignées fixées en général le long des hanches. C'est la position dans les lignes droites, le corps tendu, le plus bas possible avec les pieds en position danseuse de ballet. Le freinage est très simple techniquement mais plus dur dans la pratique; on doit d' abord se redresser (position assise) puis plaquer les pieds au sol bien à plat.Pour éviter de se retrouver en chaussettes après trois freinage et assurer un bon freinage, nous collons du pneu de moto sous nos chaussures. Dans les courbes peu prononcées, on ne se relève surtout pas pour tourner, on déhanche son corps vers l'intérieur pour faire pivoter les trucks. Dans les épingles, après le freinage effectué, le corps vient se jeter à l'intérieur du virage, toujours plaqué à la luge et à quelques millimètres du bitume. On vient aussi tenir l'arrière de la luge avec la main extérieure au niveau des épaules pour plaquer les roues arrières améliorant ainsi l'adhérence ou au contraire jouer avec la glisse. Les ennemis techniques sont le wooble qui signifie trembler en anglais. Au delà d'une certaine vitesse, la luge, plus précisement les trucks se trouvent déséquilibrés et vont de gauche à droite très rapidement.

 

La main extérieure grabe vers l'arrière pour plaquer les roues.

Vitesse maxi de 129 km/h au Col du Berthiand.

Etre le plus intérieur possible et éviter d'ouvrir la porte aux concurrents.

Un par un pour les chronos. Lycra pour grapiller quelques centièmes.

La poussée doit être ultra forte.

Les règles. La streetluge dépend de la fédération d'inline skating. Il y a donc un Championnat de France avec, suivant les années, environ 6 étapes organisées à travers la France. Parallèlement, un circuit mondial appelé IGSA (International Gravity Sport Association)avec des étapes en Suède, Suisse, Allemagne, Afrique du Sud, USA, Brésil... ainsi que plusieurs autres compétitions non officielles organisées par d'autres clubs.
Pour courir, il suffit de payer un droit d'inscription , d'être licencié sur certaines compétitions et d'être en possession de protections obligatoires (cuir de moto, dorsale et casque).Toutes les compétitions se déroulent sur 2 jours avec les entrainements et qualifications le premier jour. Les qualifications sont courues un par un. Les manches finies, le meilleur temps sera gardé pour classer le rider parmi les 32 meilleurs temps. Ces 32 meilleurs temps seront divisés en 8 poules de 4 riders à chaque fois. Le meilleur temps de la poule choisit son couloir de départ.
Le starter donne la procédure de départ: "riders ready?...dans les 5 secondes (il donne le départ quand il veut dans une fourchette de 5 secondes)...GO!!!. Chacun part assis sur sa luge en poussant avec les mains. Les règles sont simples. Le contact ne doit pas être volontaire, le changement de trajectoire ne peut être modifié pour géner un concurrent. Des "juges" et en général les riders entre eux veillent au respect de ces règles.
Sur la ligne d'arrivée, les pieds "coupent" la ligne et permettent le classement. Seul sles 2 premiers de chaque pouless sont qualifiés pour la poule suivante jusqu'à la finale.
Même habitué et ami avec tous les riders, la pression est toujours maximale lors des départs et runs. Là est le réèl plaisir des compétitions: se mesurer, se "fighter" et se retrouver avec d'autres riders.

Départ à 4 en boarder. Chacun choisit un couloir de poussée .

Championnat de France au Col d'Izoard. Une 3ème place!!!

Coupe du monde IGSA à San Diégo puis freeride et tournage d'un reportage à Los Angeles en Californie.