Fiche technique
Elément:
Gravité
Support:
Bitume
Accessibilité: Difficile
Risque: Très élevé
Sensation: Garanti
Lieu:
Route de montagne
Vitesse max: 105km/h
But: Boarder/ Epingle

 


Vidéo: Une petit condensé de ride.



Les gants sont renforcés avec une calle pour s'équilibrer dans les épingles lors des phases de glisse.

Le longskate est plus connu sous la forme de transport dans les villes, mais il est aussi utilisé par certains riders en descente sur les routes de montagnes. Il reste un sport de descente avec ses risques et règles de sécurité. Le downhill (descente) est un sport dangereux où il faut rester maître de soi et de son engin. Les riders non prudents,non conscients des risques apprennent vite à leur dépend (après un séjour au urgence)que la sécurité, concentration et technique en font un sport extrême à part entière avec ces règles, préparations, fédération et compétitions.

J'ai débuté le longskate et le dowhill en 2001. Je fréquentais déjà les contests de downhill sur mes rollers. Voir ces riders sur des skates me paraissait inaccessible. J'ai vite été envieux de voir le plaisir que cela devait procurer de prendre des courbes en frontside ou backside comme en snowboard. J'ai donc acheté une board, fait mes débuts, puis couru mes premiers contests. Un an après, David Cauchy, shaper des board sk8up, m'équipait.



Combinaison de moto pour éviter les br$lures en cas de glissade. Protection dorsal sous le cuir + casque et gants.



J'ai vite appris et compris que le downhill était très dangereux. Trop vite dans une courbe = mur= plaque.

 Echauffement des riders au sommet d'un col en attendant les premiers entrainements.


Ma planche de descente de la marque sk8up. Petit concave pour"caller"les pieds, rabaissée pour plus de stabilité.

La fabrication des boards de descente est longue et assez compliquée. Seuls quelques riders fabriquent leur planche, mais la plupart achète leur planche dans des shops. La différence avec une autre planche est la rigidité. Les planches sont très raides voir impliables pour éviter le wooble (vibrations).
Tous les riders n'utilisent pas les mêmes roues, ni les mêmes trucks. Il y en a pour tous les goûts et surtout, toutes les bourses...mes trucks sont de fabrication artisanale et sortent tout droit de l'atelier de mon beau-père que je remercie. Je les ai appelés AVT, ils seront bientôt en commercialisation.



Recto/ Verso...Hawaiian style.
Merci David pour tes shapes.



Les boards semblent identiques mais les sensations diffèrent beaucoup.

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Trucks AVT à axes flottants fabriqués par mon beau-père...bientôt en série.

Plusieurs positions de schuss, mais celle-ci est la plus adoptée par les riders.

Après la présentation matérielle, passons à la technique.Le longskate et encore plus le downhill n'est pas accessible comme la streetluge ou autre. Il demande beaucoup d'entrainement,de préparation et de patience avant de se lancer sur les routes pentues de montagnes.
Il y a plusieurs positions de schuss, mais la plupart des riders ont opté pour la même: corps cassé vers l'avant, buste appuyé sur le genou de devant et genou arrière plaqué au mollet avant.
Pour freiner, 2 possibilités: le slide ou le rider vient s'accroupir pour tenir l'arrière de la board avec main arrière, puis il envoie un coup de rein pour faire déraper la planche en travers de la route. Plusieurs variante du slide avec le frontside et le backside, avec des reverses, 360°, une main...etc. La technique la plus utilisée en course est le drop foot, où l'on vient poser le pied avant ou arrière sur la route pour ralentir...il est certain qu'à ce niveau, la stabilité est encore plus incertaine.

En backside, la cheville et tibia sont plaqués au skate pour faire bloc.

Frontside, main sur la route pour gérer mes déséquilibres.

 

Adri l'aspi au drop foot avant de plonger dans l'épingle.

Coupe du monde IGSA en Californie à San diego... une 4ème place.

Les règles. Le longskate dépend de la fédération d'inline skating. Il y a donc un Championnat de France avec, suivant les années, environ 6 étapes organisées à travers la France. Parallèllement, un circuit mondial appelé IGSA (International Gravity Sport Association)avec des étapes en Suède, Suisse, Allemagne, Afrique du Sud, USA, Brésil... ainsi que plusieurs autres compétitions non officielles organisées par d'autres clubs. Pour courir, il suffit de payer un droit d'inscription, d'être licencié sur certaines compétitions et d'être en possession des protections obligatoires (cuir de moto, dorsale et casque)



L'heure de récompenser les meilleurs riders ainsi que les meilleurs rideuses de plus en plus nombreuses et de plus en plus affutées.



Une 3ème place décroché après une grosse bataille en final lors du Championnat de France se déroulant à Plouha en 2004.



Le Col d'Izoard, près de Briançon. William y organisa une étape de Championnat en 2006. Un tracé plus que top.

Les 4 riders se positionnent sur la ligne, attendant le starter.

Toutes les compétitions se déroulent sur 2 jours avec les entrainements et qualifications les premiers jours. Les qualifications sont courues un par un. Les manches finies, le meilleur temps sera gardé pour classer le rider parmi les 32 meilleurs temps. Ces 32 meilleurs temps seront divisés en 8 poules de 4 riders à chaque fois. Le meilleur temps de la poule choisit son couloir. Le starter donne le départ: "riders ready?...dans les 5 secondes(il donne le départ quand il veut dans une fourchette de 5 secondes)...GO!!!. On part debout sur sa planche en poussant avec un des 2 pieds. Les règles sont simples. Le contact ne doit pas être volontaire, le changement de trajectoire ne peut être modifié pour géner un concurrent. Des "juges" et en général les riders entre eux veillent aux respects de ces règles. Sur la ligne d'arrivée, les pieds "coupent" la ligne et permettent le classement. Seuls les 2 premiers de chaque poule sont qualifiés pour la poule suivante jusqu'à la final.
Même habitué et ami avec tous les riders, la pression est toujours maximale lors des départs et runs. Là est le réèl plaisir des compétitions, se mesurer, se "fighter" et se retrouver avec des potes riders.

Une forte poussée permet de se placer en tête à la première épingle et de mieux négocier ses trajectoires.

Les remontées entre chaque run se font en bus, camionette ou semi remorque comme ici à Altburon en Suisse.

Le rider derrière moi est placé pour me faire l'intérieur. Il a déjà plongé à l'intérieur... je suis cuit.