Fiche technique
Elément:
Gravité
Support:
Bitume
Accessibilité: Instable
Risque: Ultra élevé
Sensation: Garanti
Lieu:
Route de montagne
Vitesse max: 110km/h
But: Speed/ Boader

 

 


Vidéo: Du GP comme on aime.

 

 
Equilibre précaire sur "une planche" de 50 cm de large maximun.

Le buttboard est moins connu que la streetluge mais tout aussi amusant et dangereux... Les riders non prudents,non conscients des risques apprennent vite à leur dépend (après un séjour au xurgences)que la sécurité, concentration et technique en font un sport extrême à part entière avec ses règles,préparations, fédérations et compétitions. La position est la même que sur une streetluge (allongé sur le dos, pieds devant), seule la conception de l'engin est différente. La vitesse est moins élevée q'une luge mais peut quand même attendre les 115 km/h sur certaines routes.

J'ai débuté le buttboard en été 2005 suite au nouveau format de course qui venait d'être mis en place!!! Départ à 16 lors des boarders (je vous en reparle plus loin). Le fabrication d'un butt est bien plus rapide et facile que celle d'une luge.Dix minutes avant ma première qualification en buttboard, j'étais en pleine découpe et reshapage de mon butt qui connaissait des soucis techniques.



A 16, le plus dur n'est pas le départ, mais arrivé au premier virage, tout le monde doit être prêt à toute "attaque" de ces adversaires.

 



Les freinages à 16 se font toujours dans une grosse fumée bleue...dûe au pneu collé sous nos chaussures pour éviter l'usure trop rapide de celle-ci.

 



Trop vite, trop près, les sorties de route sont parfois assez déchirantes. Je me suis fracturé la maléole en 2003. 1plaque, 5 visses et 18 agraffes...

 

 
Butt SC8: travail d'orfèvre.

 

On peut acheter son butt en magasin (www.sc8.fr) ou le construire soit même. Contrairement à la streetluge, le butt est très règlementé. le plateau doit être obligatoirement en bois, d'une longueur et largeur maximal donnée. Le poids, la garde au sol et l'entraxe des trucks sont aussi réglementés. Le nombre de truck est de 2 maximum et les roues ne doivent pas dépasser le diamètre de 70mm.On peut dire que tous les riders courent sur le même engin. On compare souvent la streetluge à la Formule 1 et le buttboard au Rally.


Les abdominaux sont très solicités dans les lignes droites...encore plus en courbe.

Après la présentation matérielle, passons à la technique.Elle ne diffère pas de la streetluge, mais le butt est beaucoup plus technique.Pas de poignée pour tenir l'engin (on grabe le plateau à quelques millimètres des roues, et les fesses sont posées sur le plateau de 50cm maxi beaucoup plus instable. Comme la luge, les pieds devant, allongé, bras le long du corps. C'est la position dans les lignes droites, le corps tendu, le plus bas possible avec les pieds en position danseuse de ballet. Le freinage est très simple techniquement mais plus dur dans la pratique; on doit d' abord se redresser (position assise) puis plaquer les pieds au sol bien à plat. Dans les courbes peu prononcées, on ne se relève surtout pas pour tourner, on déhanche son corps vers l'intérieur pour faire pivoter les trucks. Dans les épingles, après le freinage effectué, le corps vient se jeter à l'intérieur du virage, toujours plaqué au butt à quelques millimètres du bitume. On vient aussi plaquer l'arrière du butt avec la main extérieure pour une meilleur adhérence des roues arrières ou au contraire les faire déraper. Les ennemis techniques sont le woobble qui signifie trembler en anglais. Au delà d'une certaine vitesse, le butt se trouve déséquilibré et va de gauche à droite très rapidement.




Essayer de se caller dans l'aspiration des concurrents précédant pour gagner quelques kilomètres heures.

 

Attention aux doigts placés à quelques millimètres des roues lors des freinages et épingles.

 



Redressé pour le freinage, le corps vient se plaquer lors que l'on plonge dans la courbe.

 

Monsieur "Tournibroche" sur la pole position. Mais attention, 15 autres riders vont le pousser au ...

 

Les règles. Le buttboard dépend de la fédération d'inline skating. Il y a donc un Championnat de France avec, suivant les années, environ 6 étapes oragnisées à travers la France. Parallèllement, un circuit mondial appelé IGSA (International Gravity Sport Association)avec des étapes en Suède, Suisse, Allemagne, Afrique du Sud, USA, Brésil... ainsi que plusieurs autres compétitions non "officielles" organisées par d'autre club.
Pour courir, il suffit de payer un droit d'inscription ,d'être licencié sur certaines d'entre elles et d'être en possession des protections obligatoires (cuir de moto, dorsale et casque).
Toutes les compétitions se déroulent sur 2 jours avec les entrainements et qualifications le premier jour. Les qualifications sont courues un par un avec un chrono. Les manches finies, le meilleur temps sera gardé pour classer le rider parmi les 16 meilleurs temps. Ce qui est différent des autres disciplines est ce nouveau format de course.Ces 16 meillleurs temps sont positionnés sur une ligne de départ comme en Formule 1 avec une pole position et ainsi de suite. C'est le GP; Grand Prix, mis en place en 2005 et qui a depuis converti beaucoup de monde car les manches et batailles sont très spectaculaires...imaginer, 16 riders à la queue leu-leu avec des attaques toutes les 5 secondes à divers endroit du tracé. Le GP peut se courir en 3 ou 4 manches suivant le tracé. L'ordre d'arrivée des riders donnera l'ordre de départ de la prochaine manche jusqu'au dernier runs de GP.



Départ lancé, la poussée conditionne tout le reste de la course.

Le départ est donné par le starter qui suit cette procédure: "riders ready?...dans les 5 secondes(il donne le départ quand il veut dans une fourchette de 5 secondes)...GO!!!". Chacun par assis sur son butt en poussant avec les mains. La course lancée les règles sont simples. Le contact ne doit pas être volontaire, le changement de trajectoire ne peut être modifié pour gêner un concurrent. Des "juges" et en général les riders entre eux veillent au respect de ces règles. Sur la ligne d'arrivée, les pieds "coupent" la ligne et permettent le classement. Même habitué et ami avec tous les riders, la pression est toujours maximale lors des départs et runs d'autant plus lorsqu'il y a 16 riders. Là est le réèl plaisir des compétitions, se mesurer, se "fighter" et se retrouver avec des potes rider.



Esprit très décontract en GP car le classement se joue sur 3 ou 4 runs.


Très très serré, je passe mes jambes au dessus de"Shrek" pour le passer.

Je tente l'intérieur malgré 2 autres. Ca me permet d'accéder à la 3ème place.